Gavriel H. Feist - Site officiel


Les enfants oubliés

C’est un vieil héritage français

Que la Seconde Guerre nous a légué.

Parce que leur Dieu s’appelait Yahweh,

Des étoiles jaunes les distinguaient.

 

Ils avaient huit, six et cinq ans !

 

D’autres combats en d’autres temps,

Ceux-là viennent du Moyen-Orient.

L’horreur touche encore nos enfants

Et les plonge dans un bain sanglant.

 

Ils avaient huit, six et cinq ans !

 

Ils ont été les premiers à tomber,

Fauchés à l’aube de l’enfance.

Ces innocents trop vite oubliés

Ont sombré dans l’indifférence.

 

Ils avaient huit, six et cinq ans !

 

Madame, souvenez-vous d’eux !

Ils s’appelaient Myriam, Gabriel et Arieh.

Les étoiles étaient dans leurs yeux.

A la mémoire de nos enfants assassinés !

 (Août 2016)

A tas de blé, le rat s’y met

On présume que ta plaie n’est pas mortelle,

Mais tu m’as mis à terre en te faisant la belle.

C’était une folie que de croire tous ces menteurs.

Je crois qu’en vérité, tu faisais mon bonheur.

 

Ni clown, ni soldat de Constance Verluca.

 

Je n’ai pas été capable de te retenir

Loin de moi, tu t’en vas pour mieux t’épanouir

Je savais que tu préférais les gens biens nés,

Mais j’espérai pouvoir de convaincre de rester.

 

Ni clown, ni soldat de Constance Verluca.

 

On me répète que mes amis valent mieux que toi,

Que ton corps désirable me brûle les doigts,

Que tu es bon serviteur, mais mauvais maître.

Dire que pour toi, j’ai travaillé de tout mon être !

 

Ni clown, ni soldat de Constance Verluca.

 

Je n’ai plus le choix, maintenant que t’es plus là,

Contraint de bouffer des pâtes à chaque repas.

Sale, facile, victime du blanchiment,

Tu es la source de tous les maux, toi… l’argent.

(Août 2018)